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Deb Haaland, première amérindienne ministre de l’Intérieur aux Etats-Unis

“Je serai féroce pour nous tous, notre planète et toutes nos terres protégées”. Deb Haaland appartient à la communauté Laguna Pueblo du Nouveau-Mexique. Cette femme de 60 ans a été choisie par Joe Biden pour prendre la tête du ministère de l’Intérieur. Une victoire historique. Puisqu’elle est la première femme amérindienne à obtenir un poste clé au gouvernement. Elle devra notamment gérer les ressources naturelles et les “affaires indiennes”. 

Fille de militaires, Deb Haaland est marquée par les coutumes de sa communauté. Elle passe ses étés avec ses grands-parents maternelles pueblos, qui lui transmettent les valeurs et les traditions amérindiennes. 

Après avoir fréquenté pas moins de treize écoles, Deb Haaland commence des études de droit. Mais faute d’argent, elle ne parvient pas à les terminer et doit alors recourir à des bons d’alimentation pour subvenir à ses besoins. 

Mais cette mère célibataire, qui a vaincu l’alcoolisme dans sa jeunesse, est ambitieuse et veut faire entendre la voix des autochtones dans le pays. En 2004, elle s’engage en politique comme bénévole lors de la campagne du démocrate John Kerry pour l’élection présidentielle. Puis, en 2015, elle prend la tête du Parti démocrate du Nouveau-Mexique. Deux ans plus tard, grâce à son aplomb, elle devient une des deux premières autochtones à entrer au Congrès. 

Le 20 janvier prochain, Deb Haaland prendra ses fonctions en tant que ministre lors de l’investiture de Joe Biden. Et elle considère comme “un honneur de faire avancer le programme Biden-Harris pour le climat et d’aider à réparer la relation du gouvernement avec les tribus (amérindiennes), que l’administration Trump a ruinée”.

Elle devient alors l’espoir d’un renouveau pour les peuples autochtones des Etats-Unis, notamment contre la politique extractiviste menée dans le pays. “Je pense qu’il est temps que notre monde – pas seulement notre pays mais le monde entier – commence à écouter les peuples autochtones quand il s’agit de changement climatique et d’environnement.” 

Engagée pour l’environnement, Deb Haaland manifestait déjà en 2016 contre la construction d’un pipeline en territoire Sioux. À Standing rock, en juillet 2020, les insurgées sioux ont obtenu la fermeture temporaire du projet d’oléoduc “Dakota access pipeline”. En septembre, des membres du Congrès, des organisations tribales et du gouvernement d’Etat se sont joint à l’appel pour son arrêt définitif. 

Grâce à Deb Haaland, la voix des amérindiens devrait enfin être entendue aux Etats-Unis. 

Crédit : NewMexicoMercury

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